Nous Racontons … Our Story
Je raconte le périple d’une âme comblée, qui a trouvé son reflet dans une autre âme.
He is a great storyteller. As a matter of fact, Mike wrote most of this text. I am only here to be his helper (Genesis 2: 18 – It is not good that the man should be alone; I will make a suitable companion to help him). While Mike was born on November 9 in Martissant, I was born about a day later on the 10th in Croix-des-Bouquets of two families that were married, a week apart from each other, at the same church: Eglise Baptiste de Bolosse, by the same pastor: Rev. Jean Duthène Joseph, in December 1984.
Les racines de notre histoire: The first time we “met”.
Stéphanie et moi sommes deux âmes qui, parmi les huit milliards de voisins et voisines de cette terre, n’ont cessé de se croiser dès nos naissances. Notre première rencontre, sans que nous en ayons conscience, remonte au jour de nos présentations au temple à l’Eglise Baptiste de Bolosse. Les photos en témoignent : nos parents : le feu pasteur Michel et Mme Marie Evelyne C. Saint Louis ainsi que Mr Jean-Mick et Mme Esther A. Deshommes, le pasteur Jean Duthène Joseph et son épouse Maxia, figures de l’Église Baptiste de Bolosse, étaient là. Déjà, nos destins s’étaient frôlés. Sans vouloir dévoiler notre âge, c’était pendant les premiers jours de l’année 1986.
We may have crossed paths again in church, held tightly and securely in the arms of our parents, as our families lived in the same street in Martissant. A few months later, my family moved to Croix-des-Bouquets. We had great childhoods, separately. Then, at some point in 1997 or 1998, we met again in High School in Nouveau College Bird à la 7e année fondamentale.
Les années d’école and the teen-age years : 1996 – 2003
Un autre chapitre s’est écrit au Nouveau Collège Bird, à Port-au-Prince. Nous étions camarades de classe, encore innocents, sans la conscience claire des différences entre garçons et filles. Une brève conversation, presque anodine, fut notre premier échange.
For some reason this harmless conversation after a pop quiz or maybe an exam in class, got my head spinning. He told me he « admired » me. As if I didn’t know what that word meant, I ran to the dictionary the minute I made it home to look up its definition. The Hachette or Larousse dictionary defined as a deep appreciation.« It was DEEP, » I said to myself. Celine Dion’s song “D’amour ou d’amitié” became my anthem : « Il pense à moi, je le vois, je le sens, je le sais… Il est si près de moi pourtant je ne sais pas comment l’aimer…. Il a l’air d’hésiter entre une histoire d’amour ou d’amitié… ». Dear reader, we were 12 or 13 years old. That’s what girls do at that age : we allowed “les chansonettes françaises” to color our hearts.
For the 6 years that followed, we grew around each other, watching the other compete in volleyball matches, play the violin, sing in the school’s chorus, being picked up from school, make other friends, etc. Never addressing the « elephant in the room » : what happened to the deep appreciation?. Puis, en 2003, à la Rhéto, la vie nous a éloignés, chacun évoluant dans des pays différents.
Le temps de la séparation et les retrouvailles : 2003 – 2015
Douze années se sont écoulées. Douze années où nous avions grandi, mûri, cherché chacun leur chemin. Nous avons échangé quelques vœux d’anniversaire via les réseaux sociaux, peut-être deux ou trois fois. Mais le grand Coordinateur du temps, Celui qui est Amour, ce grand Poète avait écrit d’autres vers pour nous.
Un jour, lors d’un voyage de formation continue, j’ai lancé une invitation ouverte à mes anciens camarades : « Prenons un verre, retrouvons-nous. » Stéphanie a répondu. Et ce simple geste a rallumé la flamme. La connexion s’est rétablie, pour ne plus jamais se rompre.
Les voyages, la distance et la révélation : 2015 à nos jours
Au fil de mes traversées, la joie de revoir Stéphanie est devenue la plus belle partie de mes périples. À distance, nous avons appris à nous connaître, à nous reconnaître. Et peu à peu, j’ai compris : elle était ma moitié, celle qui me complète, celle qui donne sens à mon souffle.
J’ai développé pour Stéphanie un désir profond, une conviction intime : j’ai retrouvé mon autre moi, mon étoile jumelle. Comme l’écrit René Depestre, « l’amour est une insurrection de la tendresse contre la tyrannie du temps. »
You see what I meant? He tells the story well.
It took me some time to accept that this was happening. I haven’t seen the guy in 12 years after all! I needed to learn to trust that God knows what’s best for me more than I thought I knew for myself. I needed to let my “faith make me soar to somewhere that I have never been before” especially after the different seasons we have lived through. He waited. He didn’t allow me to push him away when I tried to – and I tried many times. He allowed me to be me. He loved me for me: my strengths and shortfalls.
So then, Celine, allow me to rewrite the lyrics of your song:
« On se marie, je le vois, je le sens, je le sais…
Il est si près de moi, maintenant je vais apprendre comment l’aimer
Nous n’hésiterons plus entre une histoire d’amour ou d’amitié
Nous nous aimons et voulons nous offrir nos vies
Nous voulons vivre ensemble pour la vie … » Mike and Stephanie
